L'Etat va récupérer 300 millions de plus qu'espéré de la vente de la bande de 700 MHz aux opérateurs télécoms.Ces nouvelles fréquences 4G vont permettre de répondre à l'explosion des données sur mobile.
Ce n'est pas un jackpot, mais c'est une bonne opération pour l'Etat. L'attribution des fréquences de la bande de 700 MHz aux opérateurs télécoms va faire rentrer 2,8 milliards d'euros dans ses caisses. C'est 300 millions de plus qu'espéré, le prix de réserve ayant été fixé à 2,5 milliards.
A l'époque, certains opérateurs s'étaient plaints d'un prix élevé, mais il a finalement été dépassé : « preuve que le tarif était le bon », relève un observateur.
Les enchères se sont d'ailleurs déroulées très vite : elles ont été bouclées en moins de deux jours, après seulement finalement, les opérateurs ont tous joué le jeu.
Et vu le résultat des courses, tout le monde a gagné: L'Etat, d'abord, puisqu'il obtient plus que prévu. Et aussi un montant plus élevé que celui auquel s'était vendue la bande 800 MHz en 2011 (2 ,6 milliards d'euros), qui offrait des capacités équivalentes pour la téléphonie mobile. A l'époque, le prix de réserve avait été fixé à « seulement » 1,8 milliard d'euros ! Car on ne savait pas encore parfaitement évaluer la valeur de ces fréquences dites « en or » - elles ont la particularité de diffuser loin et de bien pénétrer à l'intérieur des bâtiments.
La vente de la bande 700 MHz pour un prix légèrement supérieur montre ainsi qu'un tarif se met en place. Les « telcos » satisfaits Les opérateurs ont eux aussi de quoi être satisfaits. Orange, qui se devait en tant que leader du secteur d'avoir plus de fréquences que ses concurrents, récupère deux blocs pour 932 millions d'euros.
L'opérateur historique français se réjouit de détenir « le portefeuille de fréquences le plus large du marché français » et d'être « le seul opérateur à détenir 30 MHz de fréquences basses ». Bonne opération aussi pour Free qui, en obtenant deux blocs, fait taire tous ceux qui l'accusaient de ne pas vouloir construire son propre réseau. Sa maison mère « Iliad est le premier investisseur parmi les opérateurs télécoms français, en consacrant près de 28% de son chiffre d'affaires à ses investissements », indique le groupe.
Quant à SFR et Bouygues Telecom, ils s'offrent chacun un bloc. Déjà bien servis en fréquences, ils en avaient moins besoin que les deux autres. SFR a préféré garder des billes pour renforcer son réseau dont la qualité s'est dégradée, son ancien propriétaire Vivendi ayant ralenti les investissements. Les opérateurs télécoms vont désormais procéder aux enchères dites « de positionnement » : ils doivent choisir leurs blocs préférés, et y associer un montant. Ils doivent le faire avant jeudi midi. Suivant leur position (en bas, en haut ou en milieu de bande), certains blocs de fréquences sont plus avantageux que d'autres.
Le montant de 2,8 milliards d'euros devrait donc être très légèrement revu à la hausse. « On va voir qui est encore prêt à jouer », disait Xavier Niel. Ces nouvelles fréquences vont permettre aux opérateurs d'accélérer la couverture en très haut débit mobile dans les prochaines années. Elles vont leur être allouées progressivement entre le 5 avril 2016 et le 30 juin 2019 selon les départements. Leur paiement sera réalisé en quatre quarts. Cela commencera à l'attribution des fréquences et se poursuivra ensuite à intervalles successifs de douze mois. Chaque année, les opérateurs paieront en plus 1 % du chiffre d'affaires qui sera réalisé grâce aux fréquences concernées. Prévu un temps pour financer la défense, le produit de la vente sera finalement affecté au budget général de l'Etat.
« On va voir qui est encore prêt à jouer », disait Xavier Niel, la patron d'Iliad-Free, il y a quelques mois au sujet de ces enchères. Car si l'un des opérateurs n'avait pas obtenu de fréquences, le processus de consolidation du marché des télécoms français aurait probablement été relancé.
Sans basses fréquences en 4G, un opérateur peut difficilement se projeter dans l'avenir et risque finalement de devoir se vendre à un autre. Désormais, on sait que tous veulent continuer « à jouer ». « Les quatre opérateurs nous disent qu'ils veulent être là pour longtemps, ce qui est le signal d'une certaine stabilité du marché dans les prochains temps », a indiqué à Reuters Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, le régulateur du secteur. onze tours.
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