Depuis un an, un étrange cargo Falkvag, battant pavillon de la Sierra Leone, soupçonné de trafic d’armes avec la Libye, intrigue les services de renseignements européens. Ils viennent de perdre sa trace.
Le vieux cargo de 51 mètres était amarré dans un port libyen. Il transportait officiellement… de la ferraille. Ce 27 juin 2015, lorsqu’il quitte le port de Zouara, les services de renseignements européens sont sur les dents. Le bateau, qui bat pavillon de la Sierra Leone, n’a déclaré aucune marchandise, aucune destination. Il se dirige plein nord alors qu’Interpol vient de lancer une alerte sur une attaque possible en mer Méditerranée.
Le scénario d’un bateau rempli d’explosifs attaquant dans le port de Marseille inquiète les services antiterroristes. La préfecture de Toulon n’attend pas de connaître la destination finale du « Falkvag » pour intervenir. Se fondant sur l’opération Sophia, qui autorise les pays européens à « capturer, neutraliser les navires ou embarcations soupçonnés d’être utilisés par des passeurs ou des trafiquants de migrants », la préfecture annonce l’envoi du remorqueur « Abeille Flandre » et du patrouilleur de haute mer « Enseigne de vaisseau Jacoubet ». Selon nos informations, la frégate « Jean de Vienne » et un Mistral viennent compléter le dispositif.
Ce n’est pas la crainte des migrants qui anime les autorités, mais celle d’un attentat. Le « Falkvag » est arraisonné sans résistance le 30 juin 2015 dans les eaux territoriales italiennes. Le navire est perquisitionné sur la base militaire de Solenzara, en Corse. Le lendemain, le journal « Corse-Matin » titre « Falkvag, ni armes, ni drogue, ni migrants ». Le bateau est déclaré « clair », mais il sera escorté à Marseille pour une nouvelle inspection. La préfecture indique que les cinq membres de l’équipage sont ukrainiens. Selon une note d’un service de renseignements européen que nous avons pu consulter, ils seraient en fait syriens. Faute de preuves, les autorités laissent le cargo repartir. Le « Falkvag » retourne au port de Zouara, non loin de Tripoli. Les autorités locales retiennent les passeports des cinq marins.
"Ce n’est pas la crainte des migrants qui anime les autorités, mais celle d’un attentat" Le 7 mars 2016, un nouvel avis est lancé par Interpol. Le bateau est parti à 6 heures du matin sans autorisation. Les membres d’équipage ont quitté la Libye en y laissant leurs passeports. Le « Falkvag » est repéré dans la nuit à Malte. Vide. L’équipage a disparu. Qu’est-il venu faire à Malte ? La question intrigue les services européens, mais pas les autorités de La Valette. Le bateau est amarré à L’Isla, petite localité au sud de Grand Harbour, face à La Valette. « On se demande encore pourquoi les autorités maltaises n’ont rien fait », confie une source proche du dossier. Les services de renseignements européens observent que le trafic d’armes s’intensifie entre plusieurs ports libyens. Faire étape à l’île de Malte permet d’éviter de se faire repérer. « C’est un hub du trafic d’armes en Libye », nous confie notre source.
Puis, le 19 mai 2016, le « Falkvag » disparaît des écrans radars. Le navire de 280 tonnes quitte son emplacement pour une destination inconnue. Qui se trouve à bord ? Que transporte-t-il ? Nul ne le sait. Ce « vaisseau fantôme » ferait désormais partie des quelques bateaux traqués par les services de renseignements européens en Méditerranée. Le Conseil de sécurité de l’Onu vient de doter les pays membres de l’organisation d’un arsenal juridique leur permettant d’intervenir en mer Méditerranée au nom de la lutte contre le trafic d’armes. A l’hôtel de Brienne, on rappelle que c’est sous l’impulsion du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et grâce à une étroite collaboration avec les Britanniques que la résolution 2 296 du Conseil de sécurité a pu être votée le 14 juin dernier. Le texte élargit les moyens pour « faire respecter l’embargo sur les armes en Libye » et autorise, le cas échéant, l’usage de la force. Sont visés « les groupes ayant prêté allégeance à EI, Ansar El-Charia et les autres groupes liés à Al-Qaïda qui opèrent en Libye ». Moins d’une semaine après le vote, un conseil des affaires étrangères se réunit à Bruxelles pour proroger l’opération Sophia et élargir ses compétences. Le vice-amiral Credendino, basé à Rome, qui commande la lutte contre les filières d’immigration clandestine, doit aussi s’occuper des trafiquants d’armes. Une nouvelle mission pour laquelle la Marine nationale française a mobilisé une frégate.
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